mardi 31 juillet 2012
vendredi 22 octobre 2010
Back home
« Life is short, break the rules, forgive quickly, kiss slowly, love truly, laugh uncontrollably, and never regret anything that made you smile. »
Je suis de retour et je repense à ces 8 mois passés. Des images, des souvenirs nombreux :
L'Inde, l'incroyable, le beau rencontrant le laid, la richesse côtoyant la pauvreté, l'ère technologique juxtaposant le moyen age, les saris de couleurs vives, la tristesse et la joie des visages d'enfants, le regard et l'attitude écœurants des hommes envers les étrangères, les tuk-tuk klaxonnant en permanence, ces longues attentes suspendues dans le temps, sa pollution, sa corruption, ses odeurs enivrantes et écœurantes, …
La Thaïlande, relaxante et pervertie par le tourisme, l'argent facile, ses vieux européens, la prostitution, ses massages, sa nourriture exotique, la beauté de ses plages turquoises, ses visages souriants, mais oh combien mystérieux qui rendent difficiles l'approche, sa discrétion, sa distance envers le farang, sa corruption, ...
L'Australie, le pays des bisounours, où tout le monde il est beau, il est gentil, rit, le soleil brille et raffole de superlatifs « awesome », « fantastic ». Terre moderne d'accueil, d'immigration, il est évident qu'il y fait bon vivre. Un des pays les plus prospères mais à la recherche de racines. Les Australiens sont sportifs en ville, courent, surfent, se couchent tôt, se lèvent tôt, les restaurants terminent leur service à 21heures, mangent au Hungry Jack au format XXL, font des barbecue le week end en famille, ou bien se mettent une tête au bar entre mates ou vont au délicieux restaurants thailandais, argentin, italien en semaine. Un petit goût d'Amérique avec pour certains la nostalgie de l'Europe, des ancêtres anglais, écossais, ...
La Nouvelle-Zélande, pays où la lumière est divine, les paysages verdoyants, les kiwis friendly, dans leur petit bout de paradis tranquille qui sont à la recherche de sensations avec les sports extrêmes et/ou à sensations: bungee jump, rugby, skydiving, white rafting, les rugbymans, le pavlova, les burgers XXL, ….
L'Argentine, la mélancolique, avec son tango, ses cafés, son bife de chorizo, son dulce de leche, ses visages tristes dans les rues de Buenos Aires où l'insécurité règne, ses cartoneros qui éventrent à la nuit tombée les monticules de sacs plastiques, son architecture rappelant les immeubles haussmaniens, les gauchos, la chaleur des portenos, ses milongas, les argentins dragueurs, peu fiables, les diners à 22h, les soirées démarrant à 3heures du matin pour finir à l'aube, ...
Sans oublier la France, et Paris la ville lumière, où tous les étrangers rêvent d'aller au moins une fois dans leur vie mais qui leur réserve un accueil froid une fois sur place. La France avec sa réputation de râleurs, de liberté de pensée, d'accent « so sexy », de french touch, de margoulins, qui ne se lavent pas souvent, qui font grève tout le temps, mais où il fait bon vivre avec son vin, son fromage au lait cru, la tour d'Eiffel, sa baguette et Edith Piaf (ou Jacques Brel au choix).
Avancer, faire confiance à son prochain, ne pas se retourner, prendre du recul, apprendre à être patient, mesurer que le temps est précieux, s'ouvrir aux autres, apprendre des autres : ce sont les multiples leçons de cette aventure.
J'ai ri, j'ai pleuré, j'ai aimé, j'ai pardonné, … et je ne regrette rien. Parce que c'est vrai la vie est trop courte
Je rentre, je dois me réadapter, la France est en grève, récupérer un toit, mais je sais où je vais dormir ce soir, payer mes impôts, j'ai remplacé mon passeport par des tickets de métro, je peux choisir entre plusieurs paires de chaussures, ne plus transporter ma maison sur le dos et le café est deux fois le prix d'un repas en Inde, ... qu'importe je suis heureuse de retrouver Paris, ma famille et mes amis !!!
Merci à toutes et tous et en particulier Shweta, Paul, Sunny, Kath, François, Karine, Cherry, Viviane, Tommy, Colin, Ceedy, Sophie, Sofie, Gina, Vanessa, Michael, Boris, Manu, Anne, Tristan, Olivier, Rémy, Helen, Sam, Fabienne, Maria, Christine, Sophie, Pascal, Mark, Sarah, Mark, Ali, Kerry, Eva, Marie, Alexandra, François, Antoine, les 2 Toulousains, Aline, Héloïse, Aurélie, Diego, Rémy, Pauline, Maryse, Aurélie, Cynthia, Amélie, Boris, Florian, Maria, Christina, Gisela, Morgane, Amélie, Diego, David, Maxime, Kent, Diego, Silvia, Juan, Elsa, Camille, Bernardo, Leonardo, le mec de la pampa, Fred, Troy, Karsha, Lidia, Paul, Leah, Ani, Marina, Karl, Mark, Aurélie, Sébastien, Michal, Keren, Juan-Jose, Roberto, Fernando, Chris, Lisa, Liam, l'hôtesse Qantas, Aurélia et Brad.
Merci à ceux qui durant ce périple m'auront aidé et avec qui j'aurai partagé un moment de vie.
Merci à ceux que je vais retrouver à Paris et qui auront partagé mes aventures de loin et m'auront accompagnée par leur pensée et leur mots.
Une seul chose à retenir : suivez vos envies, écoutez votre petite voix. Vivez !
dimanche 26 septembre 2010
Life is crazy, beautiful and sad at the same time !

Je suis aujourd'hui presque jour pour jour à J – 1 mois de mon retour sur Paris et il va s'en dire que beaucoup de choses se sont passés depuis mon départ le 5 mars.
J'ai fait des rencontres merveilleuses, de lieux, mais surtout de personnes et de moi-même. Ce voyage initiatique est avant tout une aventure humaine !
Au début de mon voyage, j'ai pu apprécier le fait de ne penser à rien, d'avoir l'esprit libre, de toute attente, de prendre mon temps, parfois presque figé dans l'espace, de ne pas penser au lendemain, d'attendre par exemple un train pendant plus de 5 heures sans m'agacer, de prendre un bus pendant plus de 23 heures, de pas être stressée, de pas être attendue, d'improviser en arrivant dans un lieu, d'être déconnectée du temps, de ne pas savoir quelle jour ou quelle heure il était, de suivre mon horloge interne, de manger quand j'avais faim, de dormir quand j'étais fatiguée, et au delà de toute attente cela m'a permis d'être sereine.
Au fil et à mesure des rencontres et du temps, des évidences se sont confirmées. La chance que je pouvais avoir en faisant ce voyage, la liberté de penser, de circuler que l'on a en vivant dans un pays comme la France, mon entourage qui me manque, pas un moment sans une pensée pour chacun même si les mots n'ont pas été là, à ceux que j'ai rencontré durant mon périple et que j'espère retrouver.
Aujourd'hui je dois faire face à mon retour, le temps a pris une autre mesure, plus rapide. Bien que préparée au minimum, je dois bien avouer que je ressens un mélange d'anxiété et de plaisir impatient à vous retrouver, à retrouver Paris, un toit, le fait de me poser dans un endroit fixe, de reprendre des repères, mon métier que j'apprécie, et surtout de pouvoir bientôt partager de vive voix cette aventure autour d'un bon verre de vin et d'une assiette de fromages qui puent ! Rires
Muchas suerte a vos (bonne chance à toi)
jeudi 16 septembre 2010
lundi 16 août 2010
Viva Argentina !
Sous son apparence tranquille et ses grands airs de ville européenne, Buenos Aires est une ville intense, vibrante, fatigante, accueillante et donc pleines de contrastes.
Les gens sont accueillants mais se méfient de tout à chacun. Il y a beaucoup de petites délinquances. Des touristes de mon auberge de jeunesse ont été dépouillés avec menace. Moi-même, au bout de 3 semaines, j'ai été victime de pickpocket (sans agression). On m'a volé mon téléphone, mon appareil photo et bien sur mon porte-monnaie avec ma carte Visa. Bien évidemment je me suis rendue compte de rien. Il fallait bien que cela arrive à un moment ou à un autre durant mon périple. Je me suis sentie un peu démunie sur le moment mais je n'étais en aucun cas en colère. Et puis quelque part je m'y étais aussi préparée. J'avais prévu une carte Visa de secours, restée bien au chaud avec mon passeport dans mon logement. C'est plus les souvenirs de mon téléphone qui me manquent aujourd'hui. Les photos étaient sauvegardées régulièrement sur mon netbook.
Justement à propos : la question de l'argent est intéressante ici. Toutes les transactions se font principalement en cash et comble de l'absurdité, il est très fréquent que les commerces n'aient pas de change pour rendre la monnaie. La petite monnaie est une denrée rare or tous les bus sont à paiement à pièces. La plus grosse coupure (100 pesos) est très compliquée à utiliser, or c'est celle-ci qui est donné lors des retraits bancaires, et il faut se méfier des faux-billets.
Malgré l'inflation récente des 6 derniers mois, le coût de la vie est relativement peu chère (1 euro est équivalent à 5 pesos). Un plat chaud coûté en moyenne 35 pesos (7 euros), la course de taxi est en moyenne à 10 pesos en centre ville, le ticket de métro est à 1,10 pesos. Par contre pour le logement, il n'est pas au tarif local pour les étrangers même s'il est bon marché par rapport à l'Europe. Ayant décider de rester 3 mois en Argentine, j'ai opté pour une colocation en plein centre ville. Cout : 350 euros pour le mois. Ce qui représente le salaire moyen mensuel d'un argentin (!)
Depuis le début du mois d'Aout, j'ai également trouvé un travail d'enseignant bénévole dans une fondation qui a pour but de promouvoir la culture latino-américaine dans le Gran Buenos Aires. J'y enseigne le français à des Argentins. Expérience intéressante. Le français n'est définitivement pas une langue facile !
Et bien évidemment j'ai démarré les cours de Tango ! Et c'est pas une mince affaire. Très technique et pas question de rigoler ni de ne pas se laisser guider, c'est une affaire sérieuse ici. Rires.
Et à part ça, mon espagnol italo-franco-argentin progresse gentillement, après quelques cours individuels, il me reste plus qu'à pratiquer : « un bife de Lomo rojo por favor y un vaso de vino tinto, grazias !».
Hasta pronto !
Claro (expression utilisée à outrance signifiant que tout est clair, pour marquer une approbation)
samedi 24 juillet 2010
mardi 20 juillet 2010
I feel good
... but I miss you all. J'aime cette façon à l'anglaise pour exprimer le manque qui fait usage de la première forme au singulier contrairement à l'expression française.
En ce moment au dessus de l'Océan pacifique et à environ à l'endroit sur terre le plus éloigné de Paris, j'ai une pensée pour vous et je me dis qu'une planète est entre nous ;-)

A presque moitié chemin de mon périple, je réalise combien le temps passe vite mais aussi oh combien ce voyage m'apporte en tant qu'expérience personnel unique et j'apprécie à travers mes photos vous faire partager ce que je vis à défaut de les vivre avec vous.
I miss U ALL
-- Post From My iPhone
En ce moment au dessus de l'Océan pacifique et à environ à l'endroit sur terre le plus éloigné de Paris, j'ai une pensée pour vous et je me dis qu'une planète est entre nous ;-)
A presque moitié chemin de mon périple, je réalise combien le temps passe vite mais aussi oh combien ce voyage m'apporte en tant qu'expérience personnel unique et j'apprécie à travers mes photos vous faire partager ce que je vis à défaut de les vivre avec vous.
I miss U ALL
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Location:Pacific ocean
dimanche 27 juin 2010
Retour aux pays des kangourous

Après 25 jours aux pays des kiwis (ie les surnoms des nouveaux-zéalandais mais aussi le nom d'un animal que l'on ne trouve que sur place), me voilà de retour en pays Oz pour faire la côté d'Est. Atterissage à Brisbane où le soleil m'attend enfin :)

C'est donc partie pour 1 mois en bus local le long de la Sunshine Coast, Gold Coast .... des petits noms qui donnent envie ! :)

Byron Bay
the frenchie, petit surnom qui m'accompagne depuis la NZ, donné par Helen avec qui je vais partager une partie de mon voyage
samedi 19 juin 2010
mardi 8 juin 2010
Nouvelle-Zélande : et la lumière fut !
Je vous rassure : je n'ai eu de révélations divines ! juste que la lumière ici est magnifique, je dirai même magique !
Dès l'atterissage à Auckland le 28 mai, on aperçoit cette lumière et ces paysages d'un vert et d'un bleu intenses ... 4 jours après j'aurai compris pourquoi : quand il pleut, il pleut et à pas à moitié (aucune visibilité, et sans discontinuité toute la journée) et le lendemain le soleil est éblouissant comme si de rien n'était la veille. Ces paysages me rappellent ceux de l'Irlande du Sud que j'avais adoré, avec les moutons sauf qu'ici il sont "merinos" :)
Une fois n'est pas coutume (afin de varier les plaisirs durant mon périple), je suis partie avec une compagnie australienne "Adventure tours" qui propose un tour avec un groupe d'une dizaine de personnes avec rafting, rando, ... tout un programme pendant 23 jours pour visiter le pays du nord au sud.
Il était prévu que je ne reste que 15 jours mais ceci a quelques peu changé après que le propriètaire de ma colocation ait décidé de récupérer l'appartement à Sydney au 1er Juin. Bref du coup, j'ai trouvé ce tour, changé les billets d'avion pour prévoir un retour de Nouvelle-Zélande à Brisbane au lieu de Sydney et j'en ai profité pour avancer mon départ pour l'Argentine au 21 juillet et prolonger d'une semaine mon stop à Sao Paulo au Brésil.
C'est aussi avec tristesse encore une fois que j'ai quitté les personnes rencontrées à Sydney avec qui j'ai passé de très bons moments. Et oui difficile parfois de trouver le compromis entre le souhait de vouloir faire des connaissances et d'ensuite devoir les quitter car ma route doit se poursuivre malgré tout.
Une dizaine de jours plus tard ... et oui c'est que je suis occupée ici ! dédicace à milka ;)
Beaucoup de choses se sont passées depuis le départ d'Auckland : j'ai retrouvé mon groupe composé de nationalités diverses (anglaise, suisse et danoise) qui s'agrandira pour retrouver le long du parcours d' allemands, d'écossais et enfin une française avec qui je partagerai une escapade sur une magnifique île perdue dans l'Océan Pacifique : Urupukapuka, une randonnée de 8 heures dans le Tongariro park notée comme la plus belle à faire en une journée en NZ, la visite d'un village Mauri construit au dessus de sources d'eaux chaudes leur permettant aussi bien de faire la cuisine que de prendre leurs bains, une virée en 4x4 dans un bush perdu dans la forêt, .... bref un vrai dépaysant, très souvent sans réseau mobile et sans internet ... absolutely awesome !
Mieux que des mots, je vous laisse découvrir ces paysages extraordinaires en photos ... à mettre avec la bande son d'un groupe new-zéalandais (Fat Freddy's drop)
Sweet as
mercredi 19 mai 2010
Australia, à l'autre bout du monde
Depuis mes deux mois de crapahutage, mon arrivée en Australie est avant tout pour moi synonyme d'un pays avec des références proches de l'Europe. Tout d'abord, je retrouve l'eau et l'électricité courantes, l'usage d'une vraie douche chaude et de toilettes sans corbeille à papier (à toilettes), des voitures qui respectent les feux de signalisation sur des routes toutes droites, ... mais aussi le prix des loyers exorbitants (en moyenne 400$ la semaine pour un studio), des big burgers à 10 dollars.... bref mon pouvoir d'achat va en prendre un sacré coup !
Après avoir passé en moyenne 3 jours sur un même lieu, j'ai décidé de passer cette fois un mois dans une colocation à Sydney entre la City et Bondi beach où j'ai retrouvé des français et des irlandaises. Et c'est fou le bonheur que c'est de pouvoir retrouver des habitudes telles que se faire de la cuisine et d'avoir un home sweet home.
Et les australien(ne)s dans tout ça ? oui oui j'allais y venir :)
Je dirai qu'ils sont comme des américains, amicaux mais les relations restent superficielles. De plus Sydney est la ville du melting-pot par excellence. Imaginez que plus de la moitié est d'origine asiatique et l'autre moitié est constituée d'irlandais, d'italiens et d'espagnols. La population est très jeune et beaucoup viennent ici avec un WHV (working holidays visa) dans le but de décrocher le sésame : un sponsor et au bout de quatre années le statut de résident. Donc au final à Sydney c'est un peu l'auberge espagnole !
lundi 3 mai 2010
Sawadee ka Thailand !
Je parcours pour la dernière fois Kaoh San Road à Bangkok et je réalise l'espace d'un instant que j'ai toute la Thaïlande à portée du regard concentrée sur cette rue : massages, bars à cocktails, photos des catamarans allant vers les magnifiques plages de Thaïlande, marchands ambulants de fruits frais (pineapple, banana, dragon fruit, rose-apple, ...), de brochettes de viande, de roti (sorte de crêpe) et de pataï (plat de nouilles frites accompagnées au choix de ckicken, egg, shrimps, ...) -- d'ailleurs je n'ai jamais aussi bien mangé que dans la rue -, femmes aux bras de farangs, temples dans les rues perpendiculaires, quelques soldats, femmes faisant jouer leur crapaud de bois, tuk-tuk et taxi-meter en début de rue, tailleurs proposant un ensemble complet à 50 euros, et le seven eleven (équivalent de notre épicier locale présent tous les 200 mètres) !
C'est peut être un peu réducteur mais cela donne une bonne image. Par contre, elle serait incomplète si je ne parlais pas des Thaïlandais qui sont charmants, discrets, polis et calmes et c'est difficile de savoir ce qu'ils pensent. D'une part, parce qu'ils ne parlent pas très bien Anglais ou dirais-je évitent de montrer qu'ils le savent et le comprennent et d'autre part parce qu'ils gardent une certaine distance avec les étrangers. Ils ont cette volonté de ne pas dire des choses négatives (ça porte malheur ?) et de sauver la face. Autre point intéressant : quelques discussions m'ont encore une fois amené à ce que les gens disent : "don't believe anyone". C'est bizarre mais il me viendrait jamais à l'esprit de conseiller ça à un étranger en France. Comme en Inde, difficile de faire confiance ... apparemment beaucoup de corruptions, de délations, .... Sympa l'ambiance (sic).
Mon aventure en Asie se termine donc là et je m'envole aujourd'hui vers le pays des kangourous !
The Lady in red -> petit surnom local ... ok next time je choisirais mieux ma couleur (CF red shirts)
jeudi 29 avril 2010
D'île en île
Fraichement diplômée de l'école de massage de Wat Po et fuyant les émeutes qui se sont déroulées à Bangkok faisant quelques morts et blessés Karine - sympathique marseillaise vivant et travaillant depuis plus de 8 ans à l'étranger dont la Chine et l'Inde - et moi sommes redescendues vers le Sud du pays pour rejoindre les îles tout au Sud dont la fameuse Koh Lanta.
Fameuse d'une part par l'émission de télévision mais aussi par le Tsunami qui a tout détruit il y a quelques années. Mais depuis, tout a été reconstruit pour accueillir les farangs (touristes). Au programme : farniente et fabrication de colliers en noix de coco grâce à l'apprentissage de Cédric qui s'est installé à Koh Lanta après quelques années en Inde et qui vit aujourd'hui de musique avec un très bel instrument fabriqué en Suisse mais fortement inspiré d'un instrument jamaïcain (dont je sais plus nom, je sais vous êtes bien avancés ... ) et de la vente de ses bijoux quand il revient en terre Suisse. Avec son ami d'enfance qu'il a retrouvé ici, les deux compères font des shows dans lequel Colin joue le feu et Cédricl'accompagne avec sa musique ... magique.
Au fur et à mesure de mon voyage en Thaïlande, j'ai également rencontré quelques thaïlandais et il m'apparait qu'ils sont très difficiles à approcher. D'une part par la langue mais aussi par leur désir de faire connaissance. Pour quelles raisons ? je l'ignore. Peut-être de part nos comportements, trop de touristes sont en effet passés par ici et nous sommes peut-être réduits à des farangs qui viennent ici pour récolter tous les plaisirs offerts à porter de main avec quelques billets verts (voir article précédent).
Avec Karine, nos chemins se sont malheureusement séparés. Elle en Birmanie et moi qui poursuis vers le Nord pour rejoindre tout doucement Bangkok. Suite aux événements politiques récents, j'ai décidé de ne pas me rendre dans la région de Chiang Mai, ce sera donc pour une prochaine fois.
Actuellement sur l'île de Ko Tao, je me rends faire de la plongée ....
mercredi 14 avril 2010
dimanche 11 avril 2010
Welcome in Thailand !
Autant l'Inde est un pays qui se mérite, autant la Thailande est d'une facilité déconcertante comparée à l'Inde : les locaux sont polis et respectueux. L'anglais n'est pas leur tasse de thé mais on s'y fait : on communique par les gestes (plus fun) et cela laisse la place à des fous rires de leur part (je ne suis jamais sentie aussi clown) et ils répondent parfois au hasard "yes" ou "no" même à des questions ne demandant pas l'affirmative ou la négative. Les voitures n'utilisent pas les klaxons en permanence et laissent les piétons traverser la rue. Tout est "offert" sur un plateau : des massages et salons de beauté à prix dérisoires (foot massage pour 100 baths la demi-heure soit 2,50 euros), la cuisine thailandaise savoureuse aussi bien dans les restaurants que dans la rue pour moins de 100 baths, des plages à n'en plus finir mais aussi la prostitution ... seule ombre au tableau. Malheureusement des cargos entiers d'hommes (vieux de préférence) viennent ici et c'est pas jolie jolie à voir. Enfin ...
Après avoir passé quelques jours à Hua Hin et ramené quelques courbatures des journées de kitesurf et un bronzage à faire palir Fantômette, je retourne à Banghok pour suivre des cours de massage Thai pendant une semaine dans la fameuse école deWat Po pour repartir ensuite dans le Sud pour les plages.
Sans oublier qu'entre le 11 et 15 avril, c'est le water festival ! Tout le monde se jette de l'eau, avec des pistolets à eau ou bien avec des sceaux ...
lundi 5 avril 2010
Remerciements
A Shweta, la jeune femme indienne qui m'a accueillie à Dehli, à Sanny, commerçant joviale qui a adoré mon chapeau et m'a offert un mémorable diner dans son échoppe accompagné d'un de ses amis qui s'est improvisé chanteur, au conducteur de Rickshaw à Agra qui m'a fait décourvrir le backside de la ville (j'ai pas dit backroom !), à Ravi qui m'a raméné à mon hotel et qui m'a valu le "don't trust anyone, don't trust me" du vieux monsieur de Varanasi, au Sikh philosophe me faisait partager ses délires sur les fluides humains, à Alone, jeune homme israélien improvisant un concert de guitare on the roof top du "New" Vishnou hotel, à Massi et Yana, un couple italo-israélien allant et venant entre l'Italie et l'Inde pour faire du commerce comme beaucoup à Pushkar, à Mie, jeune femme japonaise parcourant l'Inde pendant 3 mois afin d'apprendre à cuisiner, à Cath, femme anglaise photographe, à Eric qui va enfin poser ses bagages en France au bout de 25 ans de voyages, à eux qui ont constitué ce petite cercle cosmopolite avec qui j'ai partagé une semaine à Pushkar au Shrya guesthouse hotel, à Aziza et Ameer, un couple hollandais d'origine indienne, sans oublier le crémier, le vendeur qui m'a accompagné durant the new year (chaque jour un des castes fête sa nouvelle année), à Ram, le jeune homme du café qui m'a appris quelques mots d'hindi, à Paul, le français apprenti bijoutier, à Chintu, le bijoutier qui a parcouru la France, à Kathleen et François, le couple de canadiens parcourant l'Asie en 4 mois rencontré à Jaipur au Sunder Palace, au Baba qui a vu mon aura, trouvé ma couleur préférée et m'a revelé que j'étais smart but crazy (non sans déconner !), au funny mosquito qui m'a ramené au centre de Jaipur, à Omar, l'exhubérant rickshaw souhaitant me proposer une course gratuite contre un diner (et la marmotte ...), à la vieille dame française qui malgré sa santé retourne en Inde depuis 20 ans, à la dame indienne dans le bus qui lorsque je lui demandais ce qu'elle pensait de son pays me répondit "I belong to this country" et me faisant gentillement comprendre (comme bien d'autres) qu'il n'était pas possible de critiquer son pays sauf un : Moussa à Delhi qui résuma l'Inde en trois mots : "pollution, population and corruption" équivalent au politiquement correct : "Incredible India" ou "That's India" quand les mots ne peuvent expliquer l'inexplicable ou bien que justement si "all is possible in India", à tous les rickshaws qui m'ont valu des gentilles frayeurs en zigzaguant entre les voitures et à tous les autres qui ont traversé mon chemin et qui ont fait que ce voyage en Inde a été unique ! et bien sur merci à vous qui me lisez et m'accompagnez durant mon périple. La suite des aventures en Thailande !!!
mardi 30 mars 2010
L'Inde et la vie au quotidien
Quand j'ai décidé de commencer mon voyage par l'Inde, c'était tout d'abord pour m'immerger dans un environnement totalement nouveau, loin de mes repères d'occidentale. Et je crois que le pari est réussi ! Avec l'Inde, j'ai parfois l'impression de me retrouver quelques siècles en arrière au niveau de l'hygiène alimentaire et sanitaire, des moyens de transports et des modes de vie et de pensée. Et le retour en arrière ne signifie pas pour autant que c'est moins bien.
Il va s'en dire que la société contemporaine a fait d'énormes progrès avec les sciences, et surtout dans le domaine de la santé mais aussi dans nos modes de vie mais je pense que parfois nous avons perdu quelque chose. Nous vivons aujourd'hui dans une société de sur-consommation et d'instantaneité et il est parfois bon de voir que l'on peut encore vivre avec pas grand chose, sans gâchis et de pouvoir prendre son temps.
J'ai pu en partie approcher la culture du pays et (entre)voir comment ils vivent au quotidien. Ce regard personnel ne sera bien évidemment pas exhaustif mais cela m'a donné une idée et le bilan est plutôt mitigée. Cela m'a été possible dès le départ par l'accueil dans le foyer d'une jeune femme indienne travaillant à Dehli qui m'a donné la possibilité de me glisser dans sa vie au quotidien mais également par des rencontres d'indiens et de leurs familles. Principalement par des hommes. Il est malheureusement assez difficile (voire impossible) d'aborder des femmes. Beaucoup de métiers sont masculins, aussi bien dans les guesthouses, les restaurants, les commerces, .... . A se demander où elles se cachent. Réponse : à la maison ! et elles ne parlent pas souvent anglais.
La religion fait partie de leur quotidien. Les festivals, la foule toujours présente dans les temples, le nombre d'échoppes dédiées aux offrandes en témoignent. De part le fait que ceux que j'ai croisé ont évolué dans un milieu priviligié ou lié au tourisme (ils parlent anglais), certains s'en éloignent dans la mesure où ils disent plutôt croire aux "human being" mais en creusant en peu plus, je me rend bien compte que nous sommes bien différents dans notre façon de penser d'où parfois la place à de nombreuses incompréhensions entre nos cultures. Aussi sur la question de la femme, de la liberté de pensée au niveau politique, sa rôle dans la société, ...
Durant mon périple, j'ai été surprise de bien des manières. D'une part par l'accueil de certains qui étaient ravis d'échanger avec moi à propos de mon pays et de ce que je pensais de l'Inde, et puis d'autres intéressés soit par mon argent soit par connaître une étrangère de plus près mais je me souviendrai toujours d'un vieux monsieur d'un hôtel qui me réprimenda gentilement de mettre faite raccompagnée par un jeune garçon : "don't trust anyone, don't trust me". Rassurant, non ? That's India !
Nous avons aujourd'hui beaucoup de médias (la télévision et l'Internet) mais aussi l'internationalisation et les voyages qui nous permettent toujours d'en connaitre plus sur autrui mais c'est aussi parfois la porte ouverte à encore plus d'incompréhensions. D'une part, parce que nous voyons ce que l'on veut bien nous montrer et aussi parce que lorsque nous voyageons, nous véhiculons également une image de notre pays par nos comportements et cela laisse une certaine image à nos hôtes.
J'ai croisé durant mon périple des étrangers qui voyagent depuis plus de 20 ans en Inde et ils ont vu l'Inde énormement évolué mais pas dans le sens que l'on pourrait croire. En effet, les étrangers (je ne parle pas de la colonisation, des livres d'Histoire feront ça mieux que moi) ont apporté parfois plus de mal que de bien. Ici comme dans beaucoup de pays d'Asie 'et ailleurs), être blanc est synonyme de richesse et de luxure ! Et ils essayent de nous ressembler. Donc beaucoup d'imaginaires sur nos modes de vie. Les infrastructures étaient certes moins développées mais c'était plus facile puisqu'ils n'avaient pas conscience de la différence de pouvoir d'achat et de nos modes de vie. Paradoxalement il était donc bien plus facile de voyager il y a 20 ans qu'aujourd'hui.
Imaginez notre pouvoir d'achat : 1,5 euros pour un repas (100 roupies), 4,5 euros pour une nuit d'hotel dans les petites villes, 0,50 euros pour un trajet en rickshaw. Ici ils négocient pour 10 roupies. Pour info, le salaire moyen mensuel en Inde est de 48 euros. Un thali (assiette avec riz, galette de pain, 3 portions de sauces dont 1 avec légumes) dans un restaurant local est à 25 roupies soit 50 centimes d'euros environs. Donc ça remet les choses en place ! et imaginez quand certains touristes de masse (ayant préalablement payé leur voyage à l'étranger sans connaître les prix ou touristes à tres fort pouvoir d'achat) payent sans même négocier alors que le vendeur a multiplié le prix par 20 ! ça ne rend pas service aux suivants. Idem pour les rickshaws ! une course vaut en moyenne entre 5 et 20 roupies mais sans remords ils en reclament 100 voire 200 roupies (3 euros) si on ne connait pas les prix. C'est effectivement dérisoire mais cela rend service à personne.
Tout ceci donc laisse à réflèchir de bien des manières. Je ne serai jamais une des leurs et la plupart ne connaitront jamais comment je vis réellement dans mon pays ... mais les échanges que je peux avoir sont extrements riches et me permettre d'avoir plus de connaissance et j'aime ça !
En photos : détail de l'intérieur d'un rickshaw et water palace à Jaipur
samedi 20 mars 2010
Incredible India
Tout d'abord un slogan lancé par le gouvernement indien afin de favoriser le tourisme en Inde en fournissant des prestations sécurisées , c'est parfois une facon ironique pour les indiens devant nos regards (é)perdus pour dire que oui c'est le bordel, en tout cas je l'ai percu tel quel et cela n'engage que moi. That's India !
Enivrante, déroutante, bruyante, fatiguante .... comme une femme diront certains ;) Voici l'Inde tel que la perçoit. Rien ne m'a choqué pour l'instant, juste des incompréhensions dues à nos différentes cultures que j'ai pris pour acquises, sans jugement. Seul point commun : nous avons les mêmes préoccupations au quotidien, ici ils ont juste une autre façon de les appréhender de part leur religion et croyances. Seules ombres au tableau : le rapport à l'argent mais cela est valable partout où le touriste est perçu comme le porte monnaie sur pattes et le rapport aux femmes, pas toujours évident donc.
Après 10 jours passés à Dehli, à Agra voir le Taj Mahal puis dans l'est à Varanasi, me voici depuis quelques jours à Pushkar dans le Rajasthan. C'est une ville de taille moyenne facilement accessible à pieds ou à vélo (si si) sans trop de risques de percuter un rickshaw, une moto ou bien une vache ! donc j'ai décidé d'y rester un peu plus d'une semaine et peut etre aussi de tester quelques cours de Yoga et de méditation. A voir ...
Une chose me vient en tête : les propos de Kipling qui résonnent avec justesse : "Il a deux sortes d'hommes en ce monde : ceux qui les indiens font peur et ceux qui rêvent d'y retourner". Pour l'instant je la découvre ...
mardi 9 mars 2010
Premieres impressions
Je suis restee finalement quelques jours de plus a Dehli afin de m'acclimater au climat et a l'ambiance. Tout est different et bien sur depaysant.
Des couleurs de part et des senteurs de partout, les saris des femmes sont magnifiques, la nourriture diversifiee et delicieuse ...
Reserver un billet de bus est une epopee. Tout me semble complique, pas toujours evident de comprendre les habitudes locales. La seule chose a faire etant de prendre les choses avec recul. Pas le choix de toute facon :)
Ce qui est difficile c'est que meme les choses ecrites, rien n'est conforme. Par exemple, dans certains lieux il est indique que les sacs sont autorises (en gros et en toutes lettres) et finalement non.
Chacun n'en fait qu'a sa tete. Idem pour les rickshaws, certains refusent la course parce que ce n'est pas dans la direction qu'ils souhaitent ... un peu confusant. Quoique a Paris parfois on en est pas loin (je devrai ecrire un bouquin sur les taxis).
Et j'ai de la chance : je suis a Dehli avec une personne locale. J'attends donc la suite avec impatience ^^
Je pars demain pour Agra en bus pour voir le Taj Mahal, 5 heures de trajet en moyenne. Levee a 5 heures. Ensuite j'irai a Benares pour y passer 3/4 jours. Benares etant le ville des cremations ou tous les hindous souhaitent finir leurs jours. Il s'agit je pense d'une experience en soi.
Je quitte donc pour quelques jours la ville moderne
Des couleurs de part et des senteurs de partout, les saris des femmes sont magnifiques, la nourriture diversifiee et delicieuse ...
Reserver un billet de bus est une epopee. Tout me semble complique, pas toujours evident de comprendre les habitudes locales. La seule chose a faire etant de prendre les choses avec recul. Pas le choix de toute facon :)
Ce qui est difficile c'est que meme les choses ecrites, rien n'est conforme. Par exemple, dans certains lieux il est indique que les sacs sont autorises (en gros et en toutes lettres) et finalement non.
Chacun n'en fait qu'a sa tete. Idem pour les rickshaws, certains refusent la course parce que ce n'est pas dans la direction qu'ils souhaitent ... un peu confusant. Quoique a Paris parfois on en est pas loin (je devrai ecrire un bouquin sur les taxis).
Et j'ai de la chance : je suis a Dehli avec une personne locale. J'attends donc la suite avec impatience ^^
Je pars demain pour Agra en bus pour voir le Taj Mahal, 5 heures de trajet en moyenne. Levee a 5 heures. Ensuite j'irai a Benares pour y passer 3/4 jours. Benares etant le ville des cremations ou tous les hindous souhaitent finir leurs jours. Il s'agit je pense d'une experience en soi.
Je quitte donc pour quelques jours la ville moderne
lundi 8 mars 2010
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