dimanche 11 avril 2010

Welcome in Thailand !


Autant l'Inde est un pays qui se mérite, autant la Thailande est d'une facilité déconcertante comparée à l'Inde : les locaux sont polis et respectueux. L'anglais n'est pas leur tasse de thé mais on s'y fait : on communique par les gestes (plus fun) et cela laisse la place à des fous rires de leur part (je ne suis jamais sentie aussi clown) et ils répondent parfois au hasard "yes" ou "no" même à des questions ne demandant pas l'affirmative ou la négative. Les voitures n'utilisent pas les klaxons en permanence et laissent les piétons traverser la rue. Tout est "offert" sur un plateau : des massages et salons de beauté à prix dérisoires (foot massage pour 100 baths la demi-heure soit 2,50 euros), la cuisine thailandaise savoureuse aussi bien dans les restaurants que dans la rue pour moins de 100 baths, des plages à n'en plus finir mais aussi la prostitution ... seule ombre au tableau. Malheureusement des cargos entiers d'hommes (vieux de préférence) viennent ici et c'est pas jolie jolie à voir. Enfin ...

Après avoir passé quelques jours à Hua Hin et ramené quelques courbatures des journées de kitesurf et un bronzage à faire palir Fantômette, je retourne à Banghok pour suivre des cours de massage Thai pendant une semaine dans la fameuse école deWat Po pour repartir ensuite dans le Sud pour les plages.

Sans oublier qu'entre le 11 et 15 avril, c'est le water festival ! Tout le monde se jette de l'eau, avec des pistolets à eau ou bien avec des sceaux ...

lundi 5 avril 2010

Remerciements


A Shweta, la jeune femme indienne qui m'a accueillie à Dehli, à Sanny, commerçant joviale qui a adoré mon chapeau et m'a offert un mémorable diner dans son échoppe accompagné d'un de ses amis qui s'est improvisé chanteur, au conducteur de Rickshaw à Agra qui m'a fait décourvrir le backside de la ville (j'ai pas dit backroom !), à Ravi qui m'a raméné à mon hotel et qui m'a valu le "don't trust anyone, don't trust me" du vieux monsieur de Varanasi, au Sikh philosophe me faisait partager ses délires sur les fluides humains, à Alone, jeune homme israélien improvisant un concert de guitare on the roof top du "New" Vishnou hotel, à Massi et Yana, un couple italo-israélien allant et venant entre l'Italie et l'Inde pour faire du commerce comme beaucoup à Pushkar, à Mie, jeune femme japonaise parcourant l'Inde pendant 3 mois afin d'apprendre à cuisiner, à Cath, femme anglaise photographe, à Eric qui va enfin poser ses bagages en France au bout de 25 ans de voyages, à eux qui ont constitué ce petite cercle cosmopolite avec qui j'ai partagé une semaine à Pushkar au Shrya guesthouse hotel, à Aziza et Ameer, un couple hollandais d'origine indienne, sans oublier le crémier, le vendeur qui m'a accompagné durant the new year (chaque jour un des castes fête sa nouvelle année), à Ram, le jeune homme du café qui m'a appris quelques mots d'hindi, à Paul, le français apprenti bijoutier, à Chintu, le bijoutier qui a parcouru la France, à Kathleen et François, le couple de canadiens parcourant l'Asie en 4 mois rencontré à Jaipur au Sunder Palace, au Baba qui a vu mon aura, trouvé ma couleur préférée et m'a revelé que j'étais smart but crazy (non sans déconner !), au funny mosquito qui m'a ramené au centre de Jaipur, à Omar, l'exhubérant rickshaw souhaitant me proposer une course gratuite contre un diner (et la marmotte ...), à la vieille dame française qui malgré sa santé retourne en Inde depuis 20 ans, à la dame indienne dans le bus qui lorsque je lui demandais ce qu'elle pensait de son pays me répondit "I belong to this country" et me faisant gentillement comprendre (comme bien d'autres) qu'il n'était pas possible de critiquer son pays sauf un : Moussa à Delhi qui résuma l'Inde en trois mots : "pollution, population and corruption" équivalent au politiquement correct : "Incredible India" ou "That's India" quand les mots ne peuvent expliquer l'inexplicable ou bien que justement si "all is possible in India", à tous les rickshaws qui m'ont valu des gentilles frayeurs en zigzaguant entre les voitures et à tous les autres qui ont traversé mon chemin et qui ont fait que ce voyage en Inde a été unique ! et bien sur merci à vous qui me lisez et m'accompagnez durant mon périple. La suite des aventures en Thailande !!!

mardi 30 mars 2010

L'Inde et la vie au quotidien



Quand j'ai décidé de commencer mon voyage par l'Inde, c'était tout d'abord pour m'immerger dans un environnement totalement nouveau, loin de mes repères d'occidentale. Et je crois que le pari est réussi ! Avec l'Inde, j'ai parfois l'impression de me retrouver quelques siècles en arrière au niveau de l'hygiène alimentaire et sanitaire, des moyens de transports et des modes de vie et de pensée. Et le retour en arrière ne signifie pas pour autant que c'est moins bien.

Il va s'en dire que la société contemporaine a fait d'énormes progrès avec les sciences, et surtout dans le domaine de la santé mais aussi dans nos modes de vie mais je pense que parfois nous avons perdu quelque chose. Nous vivons aujourd'hui dans une société de sur-consommation et d'instantaneité et il est parfois bon de voir que l'on peut encore vivre avec pas grand chose, sans gâchis et de pouvoir prendre son temps.

J'ai pu en partie approcher la culture du pays et (entre)voir comment ils vivent au quotidien. Ce regard personnel ne sera bien évidemment pas exhaustif mais cela m'a donné une idée et le bilan est plutôt mitigée. Cela m'a été possible dès le départ par l'accueil dans le foyer d'une jeune femme indienne travaillant à Dehli qui m'a donné la possibilité de me glisser dans sa vie au quotidien mais également par des rencontres d'indiens et de leurs familles. Principalement par des hommes. Il est malheureusement assez difficile (voire impossible) d'aborder des femmes. Beaucoup de métiers sont masculins, aussi bien dans les guesthouses, les restaurants, les commerces, .... . A se demander où elles se cachent. Réponse : à la maison ! et elles ne parlent pas souvent anglais.

La religion fait partie de leur quotidien. Les festivals, la foule toujours présente dans les temples, le nombre d'échoppes dédiées aux offrandes en témoignent. De part le fait que ceux que j'ai croisé ont évolué dans un milieu priviligié ou lié au tourisme (ils parlent anglais), certains s'en éloignent dans la mesure où ils disent plutôt croire aux "human being" mais en creusant en peu plus, je me rend bien compte que nous sommes bien différents dans notre façon de penser d'où parfois la place à de nombreuses incompréhensions entre nos cultures. Aussi sur la question de la femme, de la liberté de pensée au niveau politique, sa rôle dans la société, ...

Durant mon périple, j'ai été surprise de bien des manières. D'une part par l'accueil de certains qui étaient ravis d'échanger avec moi à propos de mon pays et de ce que je pensais de l'Inde, et puis d'autres intéressés soit par mon argent soit par connaître une étrangère de plus près mais je me souviendrai toujours d'un vieux monsieur d'un hôtel qui me réprimenda gentilement de mettre faite raccompagnée par un jeune garçon : "don't trust anyone, don't trust me". Rassurant, non ? That's India !

Nous avons aujourd'hui beaucoup de médias (la télévision et l'Internet) mais aussi l'internationalisation et les voyages qui nous permettent toujours d'en connaitre plus sur autrui mais c'est aussi parfois la porte ouverte à encore plus d'incompréhensions. D'une part, parce que nous voyons ce que l'on veut bien nous montrer et aussi parce que lorsque nous voyageons, nous véhiculons également une image de notre pays par nos comportements et cela laisse une certaine image à nos hôtes.

J'ai croisé durant mon périple des étrangers qui voyagent depuis plus de 20 ans en Inde et ils ont vu l'Inde énormement évolué mais pas dans le sens que l'on pourrait croire. En effet, les étrangers (je ne parle pas de la colonisation, des livres d'Histoire feront ça mieux que moi) ont apporté parfois plus de mal que de bien. Ici comme dans beaucoup de pays d'Asie 'et ailleurs), être blanc est synonyme de richesse et de luxure ! Et ils essayent de nous ressembler. Donc beaucoup d'imaginaires sur nos modes de vie. Les infrastructures étaient certes moins développées mais c'était plus facile puisqu'ils n'avaient pas conscience de la différence de pouvoir d'achat et de nos modes de vie. Paradoxalement il était donc bien plus facile de voyager il y a 20 ans qu'aujourd'hui.

Imaginez notre pouvoir d'achat : 1,5 euros pour un repas (100 roupies), 4,5 euros pour une nuit d'hotel dans les petites villes, 0,50 euros pour un trajet en rickshaw. Ici ils négocient pour 10 roupies. Pour info, le salaire moyen mensuel en Inde est de 48 euros. Un thali (assiette avec riz, galette de pain, 3 portions de sauces dont 1 avec légumes) dans un restaurant local est à 25 roupies soit 50 centimes d'euros environs. Donc ça remet les choses en place ! et imaginez quand certains touristes de masse (ayant préalablement payé leur voyage à l'étranger sans connaître les prix ou touristes à tres fort pouvoir d'achat) payent sans même négocier alors que le vendeur a multiplié le prix par 20 ! ça ne rend pas service aux suivants. Idem pour les rickshaws ! une course vaut en moyenne entre 5 et 20 roupies mais sans remords ils en reclament 100 voire 200 roupies (3 euros) si on ne connait pas les prix. C'est effectivement dérisoire mais cela rend service à personne.

Tout ceci donc laisse à réflèchir de bien des manières. Je ne serai jamais une des leurs et la plupart ne connaitront jamais comment je vis réellement dans mon pays ... mais les échanges que je peux avoir sont extrements riches et me permettre d'avoir plus de connaissance et j'aime ça !



En photos : détail de l'intérieur d'un rickshaw et water palace à Jaipur

samedi 20 mars 2010

Incredible India





Tout d'abord un slogan lancé par le gouvernement indien afin de favoriser le tourisme en Inde en fournissant des prestations sécurisées , c'est parfois une facon ironique pour les indiens devant nos regards (é)perdus pour dire que oui c'est le bordel, en tout cas je l'ai percu tel quel et cela n'engage que moi. That's India !
Enivrante, déroutante, bruyante, fatiguante .... comme une femme diront certains ;) Voici l'Inde tel que la perçoit. Rien ne m'a choqué pour l'instant, juste des incompréhensions dues à nos différentes cultures que j'ai pris pour acquises, sans jugement. Seul point commun : nous avons les mêmes préoccupations au quotidien, ici ils ont juste une autre façon de les appréhender de part leur religion et croyances. Seules ombres au tableau : le rapport à l'argent mais cela est valable partout où le touriste est perçu comme le porte monnaie sur pattes et le rapport aux femmes, pas toujours évident donc.
Après 10 jours passés à Dehli, à Agra voir le Taj Mahal puis dans l'est à Varanasi, me voici depuis quelques jours à Pushkar dans le Rajasthan. C'est une ville de taille moyenne facilement accessible à pieds ou à vélo (si si) sans trop de risques de percuter un rickshaw, une moto ou bien une vache ! donc j'ai décidé d'y rester un peu plus d'une semaine et peut etre aussi de tester quelques cours de Yoga et de méditation. A voir ...
Une chose me vient en tête : les propos de Kipling qui résonnent avec justesse : "Il a deux sortes d'hommes en ce monde : ceux qui les indiens font peur et ceux qui rêvent d'y retourner". Pour l'instant je la découvre ...

mardi 9 mars 2010

Premieres impressions

Je suis restee finalement quelques jours de plus a Dehli afin de m'acclimater au climat et a l'ambiance. Tout est different et bien sur depaysant.

Des couleurs de part et des senteurs de partout, les saris des femmes sont magnifiques, la nourriture diversifiee et delicieuse ...

Reserver un billet de bus est une epopee. Tout me semble complique, pas toujours evident de comprendre les habitudes locales. La seule chose a faire etant de prendre les choses avec recul. Pas le choix de toute facon :)

Ce qui est difficile c'est que meme les choses ecrites, rien n'est conforme. Par exemple, dans certains lieux il est indique que les sacs sont autorises (en gros et en toutes lettres) et finalement non.

Chacun n'en fait qu'a sa tete. Idem pour les rickshaws, certains refusent la course parce que ce n'est pas dans la direction qu'ils souhaitent ... un peu confusant. Quoique a Paris parfois on en est pas loin (je devrai ecrire un bouquin sur les taxis).

Et j'ai de la chance : je suis a Dehli avec une personne locale. J'attends donc la suite avec impatience ^^

Je pars demain pour Agra en bus pour voir le Taj Mahal, 5 heures de trajet en moyenne. Levee a 5 heures. Ensuite j'irai a Benares pour y passer 3/4 jours. Benares etant le ville des cremations ou tous les hindous souhaitent finir leurs jours. Il s'agit je pense d'une experience en soi.


Je quitte donc pour quelques jours la ville moderne

lundi 8 mars 2010

samedi 6 mars 2010

Premiere journee en Inde

Mon arrivee a Delhi se passe en douceur. Je suis accueillie par Shweta, la soeur de Vin (thanks Vin!) que j'ai rencontre il y a deux mois de cela sur Paris par l'intermediaire d'Antoni (merci Antoni!) et une soiree Internations. Shweta me fait decouvrir la vie a new delhi, ses marches, sa nourriture, ...
Au menu du petit dejeuner : des galettes epicees farcies, du the parfume aux epices. J'ai aussi goute au Lassi (super bon) qui ne ressemble pas a celui servi en France. Pour l'instant tout se passe bien de ce cote la on verra la suite :)
New Delhi est une ville moderne, je pense differente des autres villes, bruyante certes mais plutot ordonnee.
Hate de voir la suite. je reste encore 2 jours a delhi puis je partirai pour Agra voir le taj mahal