mardi 8 juin 2010

Nouvelle-Zélande : et la lumière fut !



Je vous rassure : je n'ai eu de révélations divines ! juste que la lumière ici est magnifique, je dirai même magique !

Dès l'atterissage à Auckland le 28 mai, on aperçoit cette lumière et ces paysages d'un vert et d'un bleu intenses ... 4 jours après j'aurai compris pourquoi : quand il pleut, il pleut et à pas à moitié (aucune visibilité, et sans discontinuité toute la journée) et le lendemain le soleil est éblouissant comme si de rien n'était la veille. Ces paysages me rappellent ceux de l'Irlande du Sud que j'avais adoré, avec les moutons sauf qu'ici il sont "merinos" :)

Une fois n'est pas coutume (afin de varier les plaisirs durant mon périple), je suis partie avec une compagnie australienne "Adventure tours" qui propose un tour avec un groupe d'une dizaine de personnes avec rafting, rando, ... tout un programme pendant 23 jours pour visiter le pays du nord au sud.

Il était prévu que je ne reste que 15 jours mais ceci a quelques peu changé après que le propriètaire de ma colocation ait décidé de récupérer l'appartement à Sydney au 1er Juin. Bref du coup, j'ai trouvé ce tour, changé les billets d'avion pour prévoir un retour de Nouvelle-Zélande à Brisbane au lieu de Sydney et j'en ai profité pour avancer mon départ pour l'Argentine au 21 juillet et prolonger d'une semaine mon stop à Sao Paulo au Brésil.

C'est aussi avec tristesse encore une fois que j'ai quitté les personnes rencontrées à Sydney avec qui j'ai passé de très bons moments. Et oui difficile parfois de trouver le compromis entre le souhait de vouloir faire des connaissances et d'ensuite devoir les quitter car ma route doit se poursuivre malgré tout.

Une dizaine de jours plus tard ... et oui c'est que je suis occupée ici ! dédicace à milka ;)

Beaucoup de choses se sont passées depuis le départ d'Auckland : j'ai retrouvé mon groupe composé de nationalités diverses (anglaise, suisse et danoise) qui s'agrandira pour retrouver le long du parcours d' allemands, d'écossais et enfin une française avec qui je partagerai une escapade sur une magnifique île perdue dans l'Océan Pacifique : Urupukapuka, une randonnée de 8 heures dans le Tongariro park notée comme la plus belle à faire en une journée en NZ, la visite d'un village Mauri construit au dessus de sources d'eaux chaudes leur permettant aussi bien de faire la cuisine que de prendre leurs bains, une virée en 4x4 dans un bush perdu dans la forêt, .... bref un vrai dépaysant, très souvent sans réseau mobile et sans internet ... absolutely awesome !

Mieux que des mots, je vous laisse découvrir ces paysages extraordinaires en photos ... à mettre avec la bande son d'un groupe new-zéalandais (Fat Freddy's drop)

Sweet as















mercredi 19 mai 2010

Australia, à l'autre bout du monde




Depuis mes deux mois de crapahutage, mon arrivée en Australie est avant tout pour moi synonyme d'un pays avec des références proches de l'Europe. Tout d'abord, je retrouve l'eau et l'électricité courantes, l'usage d'une vraie douche chaude et de toilettes sans corbeille à papier (à toilettes), des voitures qui respectent les feux de signalisation sur des routes toutes droites, ... mais aussi le prix des loyers exorbitants (en moyenne 400$ la semaine pour un studio), des big burgers à 10 dollars.... bref mon pouvoir d'achat va en prendre un sacré coup !

Après avoir passé en moyenne 3 jours sur un même lieu, j'ai décidé de passer cette fois un mois dans une colocation à Sydney entre la City et Bondi beach où j'ai retrouvé des français et des irlandaises. Et c'est fou le bonheur que c'est de pouvoir retrouver des habitudes telles que se faire de la cuisine et d'avoir un home sweet home.

Et les australien(ne)s dans tout ça ? oui oui j'allais y venir :)

Je dirai qu'ils sont comme des américains, amicaux mais les relations restent superficielles. De plus Sydney est la ville du melting-pot par excellence. Imaginez que plus de la moitié est d'origine asiatique et l'autre moitié est constituée d'irlandais, d'italiens et d'espagnols. La population est très jeune et beaucoup viennent ici avec un WHV (working holidays visa) dans le but de décrocher le sésame : un sponsor et au bout de quatre années le statut de résident. Donc au final à Sydney c'est un peu l'auberge espagnole !


lundi 3 mai 2010

Sawadee ka Thailand !




Je parcours pour la dernière fois Kaoh San Road à Bangkok et je réalise l'espace d'un instant que j'ai toute la Thaïlande à portée du regard concentrée sur cette rue : massages, bars à cocktails, photos des catamarans allant vers les magnifiques plages de Thaïlande, marchands ambulants de fruits frais (pineapple, banana, dragon fruit, rose-apple, ...), de brochettes de viande, de roti (sorte de crêpe) et de pataï (plat de nouilles frites accompagnées au choix de ckicken, egg, shrimps, ...) -- d'ailleurs je n'ai jamais aussi bien mangé que dans la rue -, femmes aux bras de farangs, temples dans les rues perpendiculaires, quelques soldats, femmes faisant jouer leur crapaud de bois, tuk-tuk et taxi-meter en début de rue, tailleurs proposant un ensemble complet à 50 euros, et le seven eleven (équivalent de notre épicier locale présent tous les 200 mètres) !

C'est peut être un peu réducteur mais cela donne une bonne image. Par contre, elle serait incomplète si je ne parlais pas des Thaïlandais qui sont charmants, discrets, polis et calmes et c'est difficile de savoir ce qu'ils pensent. D'une part, parce qu'ils ne parlent pas très bien Anglais ou dirais-je évitent de montrer qu'ils le savent et le comprennent et d'autre part parce qu'ils gardent une certaine distance avec les étrangers. Ils ont cette volonté de ne pas dire des choses négatives (ça porte malheur ?) et de sauver la face. Autre point intéressant : quelques discussions m'ont encore une fois amené à ce que les gens disent : "don't believe anyone". C'est bizarre mais il me viendrait jamais à l'esprit de conseiller ça à un étranger en France. Comme en Inde, difficile de faire confiance ... apparemment beaucoup de corruptions, de délations, .... Sympa l'ambiance (sic).

Mon aventure en Asie se termine donc là et je m'envole aujourd'hui vers le pays des kangourous !

The Lady in red -> petit surnom local ... ok next time je choisirais mieux ma couleur (CF red shirts)

jeudi 29 avril 2010

D'île en île


Fraichement diplômée de l'école de massage de Wat Po et fuyant les émeutes qui se sont déroulées à Bangkok faisant quelques morts et blessés Karine - sympathique marseillaise vivant et travaillant depuis plus de 8 ans à l'étranger dont la Chine et l'Inde - et moi sommes redescendues vers le Sud du pays pour rejoindre les îles tout au Sud dont la fameuse Koh Lanta.

Fameuse d'une part par l'émission de télévision mais aussi par le Tsunami qui a tout détruit il y a quelques années. Mais depuis, tout a été reconstruit pour accueillir les farangs (touristes). Au programme : farniente et fabrication de colliers en noix de coco grâce à l'apprentissage de Cédric qui s'est installé à Koh Lanta après quelques années en Inde et qui vit aujourd'hui de musique avec un très bel instrument fabriqué en Suisse mais fortement inspiré d'un instrument jamaïcain (dont je sais plus nom, je sais vous êtes bien avancés ... ) et de la vente de ses bijoux quand il revient en terre Suisse. Avec son ami d'enfance qu'il a retrouvé ici, les deux compères font des shows dans lequel Colin joue le feu et Cédricl'accompagne avec sa musique ... magique.



Au fur et à mesure de mon voyage en Thaïlande, j'ai également rencontré quelques thaïlandais et il m'apparait qu'ils sont très difficiles à approcher. D'une part par la langue mais aussi par leur désir de faire connaissance. Pour quelles raisons ? je l'ignore. Peut-être de part nos comportements, trop de touristes sont en effet passés par ici et nous sommes peut-être réduits à des farangs qui viennent ici pour récolter tous les plaisirs offerts à porter de main avec quelques billets verts (voir article précédent).

Avec Karine, nos chemins se sont malheureusement séparés. Elle en Birmanie et moi qui poursuis vers le Nord pour rejoindre tout doucement Bangkok. Suite aux événements politiques récents, j'ai décidé de ne pas me rendre dans la région de Chiang Mai, ce sera donc pour une prochaine fois.

Actuellement sur l'île de Ko Tao, je me rends faire de la plongée ....

mercredi 14 avril 2010

dimanche 11 avril 2010

Welcome in Thailand !


Autant l'Inde est un pays qui se mérite, autant la Thailande est d'une facilité déconcertante comparée à l'Inde : les locaux sont polis et respectueux. L'anglais n'est pas leur tasse de thé mais on s'y fait : on communique par les gestes (plus fun) et cela laisse la place à des fous rires de leur part (je ne suis jamais sentie aussi clown) et ils répondent parfois au hasard "yes" ou "no" même à des questions ne demandant pas l'affirmative ou la négative. Les voitures n'utilisent pas les klaxons en permanence et laissent les piétons traverser la rue. Tout est "offert" sur un plateau : des massages et salons de beauté à prix dérisoires (foot massage pour 100 baths la demi-heure soit 2,50 euros), la cuisine thailandaise savoureuse aussi bien dans les restaurants que dans la rue pour moins de 100 baths, des plages à n'en plus finir mais aussi la prostitution ... seule ombre au tableau. Malheureusement des cargos entiers d'hommes (vieux de préférence) viennent ici et c'est pas jolie jolie à voir. Enfin ...

Après avoir passé quelques jours à Hua Hin et ramené quelques courbatures des journées de kitesurf et un bronzage à faire palir Fantômette, je retourne à Banghok pour suivre des cours de massage Thai pendant une semaine dans la fameuse école deWat Po pour repartir ensuite dans le Sud pour les plages.

Sans oublier qu'entre le 11 et 15 avril, c'est le water festival ! Tout le monde se jette de l'eau, avec des pistolets à eau ou bien avec des sceaux ...

lundi 5 avril 2010

Remerciements


A Shweta, la jeune femme indienne qui m'a accueillie à Dehli, à Sanny, commerçant joviale qui a adoré mon chapeau et m'a offert un mémorable diner dans son échoppe accompagné d'un de ses amis qui s'est improvisé chanteur, au conducteur de Rickshaw à Agra qui m'a fait décourvrir le backside de la ville (j'ai pas dit backroom !), à Ravi qui m'a raméné à mon hotel et qui m'a valu le "don't trust anyone, don't trust me" du vieux monsieur de Varanasi, au Sikh philosophe me faisait partager ses délires sur les fluides humains, à Alone, jeune homme israélien improvisant un concert de guitare on the roof top du "New" Vishnou hotel, à Massi et Yana, un couple italo-israélien allant et venant entre l'Italie et l'Inde pour faire du commerce comme beaucoup à Pushkar, à Mie, jeune femme japonaise parcourant l'Inde pendant 3 mois afin d'apprendre à cuisiner, à Cath, femme anglaise photographe, à Eric qui va enfin poser ses bagages en France au bout de 25 ans de voyages, à eux qui ont constitué ce petite cercle cosmopolite avec qui j'ai partagé une semaine à Pushkar au Shrya guesthouse hotel, à Aziza et Ameer, un couple hollandais d'origine indienne, sans oublier le crémier, le vendeur qui m'a accompagné durant the new year (chaque jour un des castes fête sa nouvelle année), à Ram, le jeune homme du café qui m'a appris quelques mots d'hindi, à Paul, le français apprenti bijoutier, à Chintu, le bijoutier qui a parcouru la France, à Kathleen et François, le couple de canadiens parcourant l'Asie en 4 mois rencontré à Jaipur au Sunder Palace, au Baba qui a vu mon aura, trouvé ma couleur préférée et m'a revelé que j'étais smart but crazy (non sans déconner !), au funny mosquito qui m'a ramené au centre de Jaipur, à Omar, l'exhubérant rickshaw souhaitant me proposer une course gratuite contre un diner (et la marmotte ...), à la vieille dame française qui malgré sa santé retourne en Inde depuis 20 ans, à la dame indienne dans le bus qui lorsque je lui demandais ce qu'elle pensait de son pays me répondit "I belong to this country" et me faisant gentillement comprendre (comme bien d'autres) qu'il n'était pas possible de critiquer son pays sauf un : Moussa à Delhi qui résuma l'Inde en trois mots : "pollution, population and corruption" équivalent au politiquement correct : "Incredible India" ou "That's India" quand les mots ne peuvent expliquer l'inexplicable ou bien que justement si "all is possible in India", à tous les rickshaws qui m'ont valu des gentilles frayeurs en zigzaguant entre les voitures et à tous les autres qui ont traversé mon chemin et qui ont fait que ce voyage en Inde a été unique ! et bien sur merci à vous qui me lisez et m'accompagnez durant mon périple. La suite des aventures en Thailande !!!